Votre santé (11)

dimanche, 09 octobre 2016 10:39

La rhinite allergique

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Données épidémiologiques


500 millions de personnes sont atteintes de rhinite allergique dans le monde. En Algérie, elle touche 20% de personnes.
Qu’est-ce que la rhinite allergique?


La rhinite allergique, ou rhume des foins correspond à l’ensemble des manifestations fonctionnelles nasales provoquées par le développement d’une inflammation de la muqueuse nasale en réponse à une exposition à différents allergènes.


On distingue la rhinite allergique saisonnière (ou rhume des foins) due notamment à l’exposition au pollen et la rhinite allergique perannuelle ou chronique se manifestant toute l’année et dépendant surtout d’allergènes domestiques (poussière, poils ou squames d’animaux domestiques…) ou professionnels.
La recherche d’un asthme associé doit être systématique. Il en est de même pour la conjonctivite et la sinusite.


La rhinite allergique constitue un problème de santé publique car bien que non mortelle, elle peut altérer la qualité de vie des patients qui en sont atteints en réduisant notamment les capacités d’apprentissage des enfants et des adolescents, ou les performances au travail des adultes.


Comment se manifeste-elle ?


Elle se manifeste par une triade de symptômes contemporains de l’exposition à l’allergène, tout à fait caractéristique :
-Eternuements qui surviennent rapidement suivant la mise en contact de l’allergène.-Ecoulement nasal non purulent (incolore) : il apparait rapidement et se prolonge.-Obstruction nasale : est présente dans 60% des cas.
D’autres signes apparaissent tels que démangeaisons et picotements du nez mais également irritationdes deux yeux (larmoiements et rougeur), de la gorge et du nez.

 

 

Comment classe-t-on la rhinite allergique ?

                                                

 

Classification ARIA 2008 de la rhino-conjonctivite
Source : http://www.stallergenes.be/fr/espace-professionnel/informations/consensus-et-guidelines/aria.html

 

Quel est son traitement ?


Prévention


L’idéal est d’éviter au patient d’être en contact avec l’allergène. Mais, l’éviction n’étant pas toujours possible, il est souvent nécessaire de traiter les symptômes de l’allergie.


Traitement Médical


Le traitement est soit symptomatiquefaisant appel aux antihistaminiques (H1), aux corticoïdes et aux décongestionnants nasaux qui traitent les manifestations cliniques de la maladie ; soit de fond reposant sur l’immunothérapie spécifique ou désensibilisation. Celle-ci consiste à donner de petites quantités d’allergène au patient pour que son organisme apprenne à ne plus réagir à cet allergène.


Source
1) 7e Congrès euro-africain d'allergologie et d'immunologie clinique. 18 et 19 mai 2016.
2) Bousquet J. et al. AllergicRhinitis and its Impact on Asthma (ARIA). Allergy 2008: 63 (Suppl. 86): 8–160 (en collaboration avec l’Organisation Mondiale de la Santé). 3) J.-J. BRAUN et al. Recommandations pour le diagnostic et la prise en charge de la rhinite allergique (Epidémiologie et physiopathologie exclues). Rev Mal respir 2010 ;27 :S79-S105.Elsevier Masson 2011.

mercredi, 18 février 2015 08:53

La Maladie à Virus Ebola

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La maladie à virus Ebola est causée par un filovirus (forme d’un fil) qui, avec le virus  Marburg,  causent ce qu'on appelle des fièvres hémorragiques virales.
Cette infection n’est pas nouvelle, l’épidémie actuelle est la 25ème  due à ce filovirus depuis sa «découverte» en 1976 lors de deux flambées simultanées à Nzara (Soudan) et à Yambuku (République démocratique du Congo ex : Zaïre) près de la rivière Ebola, d’où le nom de la maladie.

EPIDEMIOLOGIE

Contrairement aux précédentes épidémies qui ont concerné des régions rurales de pays d’Afrique centrale et de l’est (Soudan, Ouganda, Gabon, République Démocratique du Congo, République du Congo) l’épidémie actuelle, la plus importante depuis que l’on connait ce virus, touche, et ce pour  la première fois, des zones urbaines de pays de l’Afrique de l’ouest, peuplées  et aux populations mobiles. Ainsi, c’est en décembre 2013, dans la région de Guinée Conakry (Guekedou) toute proche de la Sierra Leone et du Libéria, qu’on a observé la propagation de cette épidémie à ces 3 pays.

 Au mois de décembre 2014, soit un an après,  ce sont 17 908 cas cumulés qui ont été recensés par l’OMS, au niveau des 3 pays touchés par l’épidémie actuelle à savoir Guinée Conakry (2 292 cas), Libéria (7 719 cas) et Sierra Leone (7 897 cas) causant le décès de 6 373 personnes (50 % de mortalité).
Il faut savoir que ce sont des régions où la chauve-souris et le singe sont des proies (chassées, manipulées et consommées);  le singe et la chauve-souris sont 2 moyens de contracter  le virus pour l’homme dans ces régions ;

À l’heure actuelle on ne connait pas encore comment démarre une épidémie Ebola mais on a quelques éléments comme :
•    Le réservoir qui semble être constitué de différentes espèces de chauves-souris frugivores (qui mangent les fruits).
•    La transmission: les chauves-souris peuvent transmettre le virus à plusieurs mammifères, en particulier, les grands singes (chimpanzés, gorilles) et, également directement à l’homme.

Une fois l’homme contaminé, l’infection peut être transmise à d’autres personnes avec une transmission par contact direct avec des fluides corporels  divers (sang, sueur, urines, selles, vomissements, salive, sécrétions génitales) qui entrent en contact soit avec une peau qui est lésée soit avec des muqueuses en particulier oropharyngées  et les conjonctives, ou bien par contact indirect par l’intermédiaire d’environnements contaminés.
Les personnes les plus exposés sont les membres de la famille et le personnel soignant en raison des contacts étroits avec les patients infectés.


MANIFESTATIONS CLINIQUES

La maladie à virus Ebola est caractérisée par plusieurs phases :
Après une incubation moyenne  de 8 jours (extrêmes 2-21 jours), apparaît:
1)    Première phase : c’est  un état pseudo-grippal, avec une fièvre élevée, d’apparition brutale  et persistante, des maux de tête particulièrement importants, une fatigue profonde, des douleurs musculaires et articulaires, un mal de gorge.
2)    Deuxième phase : survenant assez rapidement avec des symptômes gastro-intestinaux (vomissements, diarrhée, douleurs abdominales).
3)    Troisième phase : apparition d’œdèmes, d’une hypotension orthostatique et des hémorragies internes et externes ; quelques symptômes respiratoires sont également décrits comme, une difficulté à respirer, une insuffisance rénale et une encéphalopathie, puis décès dans environ 50 % des cas.

DIAGNOSTIC

Le diagnostic  doit être évoqué devant toute personne fébrile dans les 21 jours qui suivent un séjour en zone d’endémie.
Le malade ne devient contagieux que lorsque des symptômes apparaissent.
La certitude diagnostique repose:
•    Essentiellement sur la technique de l’amplification génique (PCR)  dans le sang,  positive dès le début des symptômes ; cet examen ne peut être réalisé que dans des conditions de haute biosécurité comme  dans des laboratoires  dits P3 (Institut Pasteur d’Algérie à Sidi Fredj);
•    Des examens sérologiques : l’apparition des anticorps est liée plutôt à l’évolution favorable  vers la guérison.

TRAITEMENT

•    On ne dispose pas, actuellement, de traitement spécifique approuvé : le « ZMapp », un sérum thérapeutique fait d’un cocktail de 3 anticorps monoclonaux développé aux Etats Unis  a été testé chez des américains et européens rapatriés avec des résultats pas toujours positifs.
•    Le traitement est symptomatique
•    Il existe plusieurs candidats vaccins actuellement en train d’être expérimentés avec des premiers résultats encourageants.



QU’EST CE QUI A ETE MIS EN PLACE EN ALGERIE POUR CONTRER UNE EVENTUELLE MENACE ?
Elaboration d’un plan anti Ebola avec notamment :

•    La désignation de 8 (huit) centres de prise en charge à travers le pays pour la prise en charge des  cas suspects,
•    Le circuit de prise en charge d’un cas suspect,
•    La prise en charge des cas contacts,
•    La mise en place de la confirmation du diagnostic au niveau de l’Institut Pasteur d’Algérie,
•    La mise en place d’activités d’information et de sensibilisation de la population (affichettes, émissions radio-télévisées) et des personnels de santé.

 

 

 

jeudi, 29 janvier 2015 12:41

Infectiologie

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jeudi, 12 décembre 2013 11:30

Allergologie

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L'allergie ne date pas d'hier.  En effet, une tablette égyptienne décrit la mort du roi Ménès après une piqûre de guêpe, au 3e millénaire avant JC, et Lucrèce (98-55 avant JC) savait déjà que "ce qui est un aliment pour les uns est un poison pour les autres".  
Britannicus (41 à 55 après J.-C.), fils de l’empereur romain Claude ne pouvait monter à cheval sans présenter tous les signes d’une réaction anaphylactique aux squames de chevaux.
Au 5e siècle avant JC, Hippocrate utilise le terme idiosyncrasie en parlant d’asthme et d’eczéma pour décrire « une manière d’être particulière à chaque personne qui l’amène à avoir des réactions, des comportements qui lui sont propres ». Hippocrate note aussi que le lait de vache peut provoquer des troubles digestifs et de l’urticaire.                     
Mais ce  n’est qu’en 1906, qu’un pédiatre, Clemens Von Pirquet, utilise pour la première fois le mot allergie pour décrire une réaction étrange, qui n’est pas liée aux symptômes de la maladie. Allergie, du grec allos (autre) et ergon (action), signifie donc « une autre façon (de répondre) ».

Qu'est-ce-que l'allergie ?

L’allergie est une réaction anormale et excessive de l’organisme consécutive à un contact (respiration, toucher ou ingestion) avec une substance étrangère (allergène). Ces substances étrangères  sont habituellement bien tolérées, mais pour une raison inexpliquée notre système immunitaire les considère, à tort, comme des ennemies.
L'allergique associe donc deux singularités. Il est hypersensible à des éléments étrangers qui laissent indifférent le non-allergique. Il répond comme un hyperréactif, c'est-à-dire réagit contre lui plus ou moins violemment.
Les allergènes les plus fréquemment rencontrés sont : les acariens (poussière de maison), le pollen, les aliments (arachide, blanc d’œuf, le lait de vache,…), le latex, les médicaments, produits chimiques…
Le principal facteur de risque prédisposant au développement d’une allergie reste l’existence d’une prédisposition familiale. On parle d’un terrain génétiquement prédisposé ou terrain « atopique ».
Le mécanisme de l’allergie passe par deux phases:

•    une phase de reconnaissance de l’allergène par l’organisme : c’est la phase de sensibilisation
•    une phase de réaction contre cet allergène : c’est la réaction allergique

On distingue ainsi plusieurs grandes catégories d’allergies : respiratoires, cutanées, digestives, oculaires, générales, se manifestant par différents symptômes : rhinite, asthme, eczéma, urticaire, allergie alimentaire, conjonctivite, qui peuvent être présents de façon isolée ou se succéder au fil du temps, voire coexister.
Comment se fait le diagnostic de l’allergie ?
Il repose sur 3 éléments fondamentaux :
- L’histoire clinique de la maladie (les antécédents permettront d’évoquer l’origine allergique des symptômes)
- Les tests cutanés
- Les examens biologiques en complétant par une exploration fonctionnelle respiratoire.

Comment  traiter l’allergie ?

Il existe plusieurs méthodes pour traiter l’allergie :
- L’éviction totale de l’allergène quand cela est possible,
- Les traitements qui agissent sur les symptômes de l’allergie : sous forme de
médicaments (antihistaminiques, corticoïdes, bronchodilatateurs, etc.),
- Les traitements qui agissent sur le système immunitaire en le modulant : la désensibilisation.
De nouvelles techniques font actuellement l’objet de recherches en isolant, par exemple, le gène codant pour telle ou telle allergie.
Selon l'Organisation Mondiale de la Santé, les allergies se situent au quatrième rang des maladies dans le monde après le cancer, les maladies cardiovasculaires et le sida.

Plus d'un enfant sur cinq serait  allergique.

dimanche, 14 juillet 2013 12:11

Diabete et Ramadan

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Lorsque le jeûne peut avoir des conséquences néfastes sur son état de santé, le musulman est autorisé à ne pas jeûner.
Malheureusement, de plus en plus de personnes exemptées de jeûne refusent la dispense qui leur est accordée sur le plan religieux. Elles commettent alors un acte répréhensible puisque le jeûne nuit à leur santé. Cette situation se retrouve notamment chez des patients atteints de maladie chronique comme le diabète.

QUELS SONT LES RISQUES ?

- Dans la journée, le principal risque est de faire une hypoglycémie si le patient n’a pas pris le soin de faire adapter son traitement en concertation avec son médecin.

- A l’inverse, au coucher du soleil, l’éventuel excès de calories augmente le risque d’hyperglycémie, qui se traduit par une soif intense et des urines particulièrement abondantes pouvant aller jusqu’à la déshydratation.

Il existe, chez le diabétique, des critères d’interdiction du jeûne :

- Le diabète de type 1 (malade sous insuline),
- Le diabète de type 2 non équilibré (malade sous traitement antidiabétique oral),
- La présence de complications dégénératives : rétinopathie diabétique (atteinte de la rétine), neuropathie diabétique (atteinte des nerfs périphériques), néphropathie diabétique (atteinte des reins),
- Femme enceinte diabétique,
- Femme allaitante diabétique.

QUELLES SONT LES MESURES A PRENDRE ?

Il est important d’avoir un avis médical pour chaque patient :

1°Votre diabète doit être équilibré par le traitement depuis plus d’un mois,
2° Vous devez, avant de commencer à jeûner, aller voir votre médecin traitant et lui annoncer votre intention de jeûner,
3° Durant la journée de jeûne, vous devez contrôler votre glycémie plus souvent que d’habitude.
4° Avoir une nutrition équilibrée (modération Iftar et Shour obligatoire).
5° Si votre glycémie descend en dessous de 0,70 g/l, vous devez absolument rompre le jeûne même si votre intention de départ était de jeûner toute la journée. C’est très important parce que si vous ne le rompez pas, vous mettez votre vie en danger.
Alors, soyez prudents, et mettez votre santé en priorité

SAIDAL vous souhaite un très bon ramadan.

mercredi, 16 janvier 2013 23:20

Angine de poitrine

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L’angine de poitrine (ou angor) désigne une douleur thoracique qui survient pendant un effort et parfois au repos. Elle résulte d’un manque d’apport d’oxygène au myocarde (cœur).

Symptômes

La douleur liée à l’angine de poitrine:

  • Apparait le plus souvent derrière le sternum. Elle s’étend également le long du bras gauche, dans le dos, sur les côtés, dans la région supérieure de l'abdomen, dans le bras gauche, le cou, la mâchoire ou même les dents.
  • Est souvent décrite soit comme un vague endolorissement, une pression ou comme une douleur constrictive (sensation d'étau). Elle est prolongée d'au moins quelques minutes.
  • Est ressentie le plus souvent pendant l’effort (lors d’une marche rapide : en côte, contre le vent, par temps froid).

Chez la personne âgée, la douleur provoquée par l’angine de poitrine est souvent différente, limitée à des signes digestifs (nausées, éructations) ou à une fatigue. Elle peut même être silencieuse.

Facteurs de risque

  • le sexe (les hommes sont davantage touchés)
  • l'âge
  • les antécédents familiaux
  • l’augmentation du taux de cholestérol
  • le tabac
  • le diabète
  • l'hypertension artérielle
  • le stress, la sédentarité et l’obésité

Traitement

Traitement de la crise :

Afin d’arrêter la douleur, il faut le plus rapidement possible arrêter l’effort, se mettre au repos, et consulter en urgence.

Traitement de fond :

Deux intérêts :

  • Diminuer ou supprimer la douleur.
  • Diminuer le risque de survenue d’un accident cardiaque (infarctus du myocarde, mort subite).

AGISSEZ sur :

  • Vos habitudes alimentaires ;
  • Votre consommation de tabac ;
  • Votre activité physique.

La meilleure façon d’éviter l’angine de poitrine reste la prévention grâce à une bonne hygiène de vie.

mercredi, 16 janvier 2013 23:07

Le pied diabétique

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Cela regroupe l’ensemble des manifestations pathologiques atteignant le pied, directement en rapport avec la maladie diabétique sous-jacente, touchant principalement les nerfs périphériques et/ou la circulation artérielle des membres inférieurs, ces manifestations étant souvent précipitées par la survenue d’une infection.
5 à 10% des diabétiques en Algérie souffrent de lésions du pied dont 7 % subissent une amputation.

Causes

L’hyperglycémie chronique, mal équilibrée, pas maîtrisée au fil des années entraîne des complications vasculaires et neurologiques, ce qui engendre sur les plaies un retard de cicatrisation et infections.
Les lésions du pied sont très souvent occasionnées par des traumatismes mineurs. Les facteurs déclenchants les plus fréquemment en cause sont les chaussures inadaptées, une hygiène insuffisante, des soins de pédicurie mal faits, des sources de chaleur non perçues...

Symptômes

L'atteinte des nerfs entraîne :

  • La diminution progressive de la perception de la douleur
  • La diminution progressive de la perception de la chaleur
  • Diminution de la sudation : La diminution de la transpiration peut apparaître banale mais elle fragilise la peau en la rendant sèche et friable. Le risque de blessure est augmenté.

L'atteinte des vaisseaux (artères) entraîne :

  • Douleurs dans les jambes, les mollets ou les pieds, à la marche ou à l’effort.
  • Pieds froids, pâles ; bleus lorsqu’ils pendent longtemps en position assise, blancs quand on les surélève.
  • Peau fine et brillante.
  • Pied maigre, atrophique, ongles épaissis, dépilation.
  • Pouls non ou mal perçus.

Ces modifications se manifestent par la perte progressive des différentes sensations qui protègent contre les blessures. Ses pertes sont peu perceptibles et la personne atteinte ne s'en rend souvent pas compte.

Prévention

Simple et efficace, la prévention du diabète est à la portée de tous.
Cette prévention doit être adaptée à chaque patient en tenant compte du grade de risque lésionnel. Elle est basée sur 3 points :

  • L’éducation du patient et de son entourage est fondamentale dans la prévention : elle permet d'améliorer les connaissances et les comportements du patient quant à l’auto examen des pieds, à l'hygiène et les soins des pieds.
  • L'atteinte d'un équilibre glycémique satisfaisant est un objectif privilégié.
  • Les soins podologiques locaux de prévention primaire et secondaire.

Références :

1- M. Leutenegger, D. Malgrange, P. Fontaine. Le pied diabétique. 1996.
2- JP. Brion. Prise en charge du pied diabétique. Maladies infectieuses, CHU de Grenoble. Janvier 2012
3- Haute Autorité de santé. Séances de prévention des lésions des pieds chez le patient diabetique, par le pédicure-podologue. Juillet 2007

jeudi, 01 novembre 2012 14:15

La cardiologie

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Principaux faits

  • Les maladies cardio-vasculaires sont la première cause de mortalité dans le monde: il meurt chaque année plus de personnes en raison de maladies cardio-vasculaires que de toute autre cause.
  • On estime à 17,3 millions le nombre de décès imputables aux maladies cardio-vasculaires, soit 30% de la mortalité mondiale totale. Parmi ces décès, on estime que 7,3 millions sont dus à une cardiopathie coronarienne et 6,2 millions à un AVC (statistiques 2008).
  • Plus de 80% des décès interviennent dans des pays à revenu moyen ou faible et touchent presque également hommes et femmes.
  • D’ici 2030, près de 23,6 millions de personnes mourront d’une maladie cardio-vasculaire (cardiopathie ou AVC principalement). D’après les projections, ces maladies devraient rester les premières causes de décès.

Que sont les maladies cardio-vasculaires?

Les maladies cardio-vasculaires constituent un ensemble de troubles affectant le cœur et les vaisseaux sanguins, qui comprend:

  • les cardiopathies coronariennes (touchant les vaisseaux sanguins qui alimentent le muscle cardiaque)
  • les maladies cérébro-vasculaires (touchant les vaisseaux sanguins qui alimentent le cerveau)
  • les artériopathies périphériques (touchant les vaisseaux sanguins qui alimentent les bras et les jambes)
  • les cardiopathies rhumatismales, affectant le muscle et les valves cardiaques et résultant d’un rhumatisme articulaire aigu, causé par une bactérie streptocoque
  • les malformations cardiaques congénitales (malformations de la structure du cœur déjà présentes à la naissance)
  • les thromboses veineuses profondes et les embolies pulmonaires (obstruction des veines des jambes par un caillot sanguin, susceptible de se libérer et de migrer vers le cœur ou les poumons).

Quels sont les facteurs de risque?

  • Les principaux facteurs de risques des cardiopathies et des AVC, sont une mauvaise alimentation, un manque d’activité physique, le tabagisme et l'usage nocif de l’alcool. Ces facteurs de risque comportementaux sont responsables d'environ 80% des maladies coronariennes et cérébraux vasculaires.
  • Les effets d’une mauvaise alimentation ou de l’inactivité physique peuvent se manifester par de l’hypertension, une élévation du taux de glucose ou du taux de lipide, un excès de poids ou une obésité, ces effets étant appelés «facteurs de risque intermédiaires» ou facteurs de risques métaboliques.
  • Il existe aussi un certain nombre de déterminants sous-jacents des maladies chroniques, ce sont en quelque sorte les «causes des causes». Ils reflètent l’action des principaux moteurs de l’évolution sociale, économique et culturelle: globalisation, urbanisation et vieillissement des populations. Parmi eux figurent aussi la pauvreté et le stress et des facteurs héréditaires.

Source : OMS

jeudi, 01 novembre 2012 14:15

Le diabète de type 1

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Le diabète de type 1 (précédemment connu sous le nom de diabète insulino-dépendant ou juvénile) est caractérisé par une production insuffisante d’insuline et exige une administration quotidienne de cette dernière. La cause de diabète de type 1 n'est pas connue, et en l'état des connaissances actuelles, il n'est pas évitable. On sait qu'en présence de certains marqueurs génétiques le risque d'apparition d'un diabète de type 1 est accru.

Symptômes

Les symptômes sont les suivants: excrétion excessive d’urine (polyurie), sensation de soif (polydipsie), faim constante, perte de poids, altération de la vision et fatigue. Ces symptômes peuvent apparaître brutalement.

Quelles sont les conséquences habituelles du diabète?

Avec le temps, le diabète peut endommager le coeur, les vaisseaux sanguins, les yeux, les reins et les nerfs :

  • Le diabète augmente le risque de cardiopathie et d’accident vasculaire cérébral.
  • Associée à une diminution du débit sanguin, la neuropathie qui touche les pieds augmente la probabilité d’apparition d’ulcères des pieds et, au bout du compte, d’amputation des membres.
  • La rétinopathie diabétique est une cause importante de cécité et survient par suite des lésions des petits vaisseaux sanguins de la rétine qui s’accumulent avec le temps.
  • Le diabète figure parmi les principales causes d’insuffisance rénale.
  • La neuropathie diabétique fait suite aux lésions nerveuses dues au diabète et touche jusqu’à 50% des diabétiques.

Diagnostic et traitement

On peut poser un diagnostic précoce à l’aide d’un test sanguin. Le traitement du diabète impose l’abaissement de la glycémie et la réduction des autres facteurs de risque de lésion des vaisseaux sanguins. L’arrêt du tabac est également important pour éviter les complications.Les interventions suivantes doivent être réalisées:

  • contrôle de la glycémie modérée. Les personnes atteintes de diabète de type 1 ont besoin d’insuline;
  • contrôle de la tension artérielle;
  • soin des pieds.
  • dépistage de la rétinopathie (qui provoque la cécité);
  • contrôle des lipides sanguins (afin de réguler les concentrations de cholestérol);
  • dépistage des premiers signes d’une maladie rénale liée au diabète.

Source : OMS

jeudi, 01 novembre 2012 14:14

Le diabète de type 2

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Définition


Le diabète de type 2 (précédemment appelé diabète non insulino-dépendant ou diabète de la maturité) résulte d’une mauvaise utilisation de l’insuline par l’organisme. Le diabète de type 2 représente 90% des diabètes rencontrés dans le monde. Il est en grande partie le résultat d’une surcharge pondérale et de la sédentarité.


Symptômes


Les symptômes sont les suivants: excrétion excessive d’urine (polyurie), sensation de soif (polydipsie), faim constante, perte de poids, altération de la vision et fatigue.


Les symptômes peuvent être les mêmes que ceux du diabète de type 1 mais sont souvent moins marqués. De ce fait, la maladie peut être diagnostiquée plusieurs années après son apparition, une fois les complications déjà présentes.


Conséquences habituelles


Avec le temps, le diabète peut endommager le coeur, les vaisseaux sanguins, les yeux, les reins et les nerfs.

  • Le diabète augmente le risque de cardiopathie et d’accident vasculaire cérébral. 50% des diabétiques meurent d’une maladie cardio-vasculaire (principalement cardiopathie et accident vasculaire cérébral).
  • Associée à une diminution du débit sanguin, la neuropathie qui touche les pieds augmente la probabilité d’apparition d’ulcères des pieds et, au bout du compte, d’amputation des membres.
  • La rétinopathie diabétique est une cause importante de cécité et survient par suite des lésions des petits vaisseaux sanguins de la rétine qui s’accumulent avec le temps. Au bout de 15 ans de diabète, près de 2% des sujets deviennent aveugles et environ 10% présentent des atteintes visuelles graves.
  • Le diabète figure parmi les principales causes d’insuffisance rénale. 10 à 20% des diabétiques meurent d’une insuffisance rénale.
  • La neuropathie diabétique fait suite aux lésions nerveuses dues au diabète et touche jusqu’à 50% des diabétiques. Bien que de nombreux problèmes différents puissent résulter d’une neuropathie diabétique, les symptômes courants sont les suivants: fourmillement, douleur, engourdissement ou faiblesse au niveau des pieds et des mains.
  • Le risque général de décès chez les diabétiques est au minimum deux fois plus important que chez leurs pairs qui n’ont pas de diabète.

Prévention

On a montré que des mesures simples modifiant le mode de vie pouvaient être efficaces pour prévenir ou retarder le diabète de type 2. Pour prévenir ce diabète et ses complications, les gens doivent:

  • parvenir à un poids corporel normal et le maintenir;
  • faire de l’exercice physique – au moins 30 minutes par jour d’un exercice régulier d’intensité modérée. Une activité physique plus intense est nécessaire pour perdre du poids;
  • avoir un régime alimentaire sain composé de trois à cinq fruits et légumes par jour et réduire l’apport en sucre et en graisses saturées;
  • arrêter le tabac – la cigarette augmente le risque de maladie cardio-vasculaire.

Diagnostic et traitement

On peut poser un diagnostic précoce à l’aide d’un test sanguin.


Le traitement du diabète impose l’abaissement de la glycémie et la réduction des autres facteurs de risque de lésion des vaisseaux sanguins.


Les interventions suivantes doivent être réalisées:

  • contrôle de la glycémie modérée. Les personnes atteintes de diabète de type 2 peuvent être traitées par une médication par voie orale, mais peuvent également avoir besoin d’insuline;
  • contrôle de la tension artérielle;
  • soin des pieds.
  • le dépistage de la rétinopathie (qui provoque la cécité);
  • le contrôle des lipides sanguins (afin de réguler les concentrations de cholestérol);
  • le dépistage des premiers signes d’une maladie rénale liée au diabète.

Source : OMS